Babillard PÊLE-MÊLE
Parce que la crise a ses raisons, il faut faire entendre raison.
Les véritables experts des benzodiazépines ne portent pas de sarrau. Ils ne siègent pas dans les conseils d'administration. Ils portent autre chose : l'expérience vécue. La vérité incarnée.
Ce sont ceux qui avalent les pilules chaque soir. Qui connaissent la différence entre ce qu'on leur a promis et ce qui est arrivé. Qui vivent dans leur chair ce qu'aucun tableau ne capture, ce qu'aucune statistique ne mesure vraiment.
Pourtant, quand vient le temps de décider, d'orienter, de changer les choses, leurs voix sont les dernières qu'on écoute. Comme si vivre le problème disqualifiait de parler de la solution.
Cette page est leur babillard. Un espace où la parole se libère, où l'absurde se montre sans fard. Où les images racontent ce que les mots officiels refusent de dire.
Parce qu'on ne peut pas faire entendre raison sans d'abord faire voir, vraiment voir, l'inacceptable.
Président OPQ
30 juillet 2024
La Presse, 12 avril 2024
Président CMQ
30 janvier 2024
30 janvier 2024
30 janvier 2024
30 juillet 2024
Quand les institutions choisissent l'inertie, ce sont les patients qui forcent le mouvement.
L'histoire ne ment pas : les grandes transformations viennent rarement des sommets.
Elles naissent de ceux qui refusent l'inacceptable.
Le président de l'OPQ trouve « aberrant » que des patients prennent des benzodiazépines pendant des années.
Les patients répondent.
— Victime #34 892 de l'année 2006, toujours dépendant et malade, 68 ans
— Victime #56 234 de l'année 2020, dépendante depuis 12 ans
— Victime #78 156 de l'année 2017, tolérance - dose doublée et dépendance psychologique sévère, $$$ englouti en thérapie !
— Membre de la famille de la Victime #91 478 de l'année 2015, morte par suicide. Coroner: Sa dépendance iatrogène aux benzodiazépines était centrale à son parcours.
— Tous les patients en attente de justice
Le système fonctionne à merveille.
Un traitement de plus de 14 à 28 jours suffit déjà pour commencer à jouer avec le feu. Le saviez-vous ?
Face à la crise, deux approches. L'une légère, efficace. L'autre, lourde, risquée. On a choisi l'éléphant.
Le CMQ célèbre son programme de surveillance, mais il surveille après coup au lieu de prévenir. Un pachyderme. Puis de la bureaucratie pour surveiller le pachyderme.
Prescrire sans informer suffisamment. Renouveler sans questionner.
Des ordres qui savent, mais qui laissent faire.
40 ans de cuisson. Des millions de portions servies.
Une image, mille mots.
Pour des années de benzodiazépines : rien de tout ça.
Le patient sort du bureau sans savoir dans quoi il s'embarque.
Curieux, non ?
CMQ ? « Parlez au responsable des plaintes. » OPQ ? « On va publier un article. »
Protecteur du citoyen ? « C'est aux élus. » Les élus ? Silence radio.
Office des professions ? 90 jours sans réponse. INSPQ ? « Voyez le gouvernement. »
Ministre Carmant ? « Rediscutez avec le CMQ. » Ministre Dubé ? « On va en parler aux fédérations. »
Santé publique ? « C'est aux ordres professionnels. »
Trois ans. Une douzaine d'organismes. Tout le monde s'envoie la balle.
Le seul gagnant ? Le statu quo.
#FaireEntendreRaison en mouvement !
Plusieurs sujets décortiqués : le programme de surveillance du CMQ, l'article de l'OPQ, les enjeux du sevrage, les positions des ordres professionnels.
La crise expliquée, un épisode à la fois.
🎧 Écouter les balados →
Il suffirait que les médecins informent. Que les pharmaciens exercent leur devoir de vigilance. Que les ordres protègent le public.
Ce n'est pas compliqué. C'est juste une question de volonté.
En savoir plus →
Mouvement citoyen #FaireEntendreRaison
BenzoVeillance porte le mouvement #FaireEntendreRaison, qui rassemble patients et citoyens pour exiger un consentement écrit obligatoire via un formulaire standardisé.
Ella Passu
Elsey Tuh
Sherif Lessfer
— Victime #12 487 de l'année 2017, benzodiazépines depuis 8 ans